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Maîtres du temps - visuel non contractuel
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LES MAÎTRES DU TEMPS
France, Allemagne, Hongrie, Suisse , 1982
Télécip, TF1 Films Production
9,25 8,33

Vote dvdfr

Vote public

Le film et sa création : une double-aventure ou le bon et le moins bon se cotoient sans arrêt. Une oeuvre à part (de la science-fiction française animée !!!) qui a su s'imprimer dans toutes les mémoires au point de justifier pleinement la sortie de ce DVD qui aurait pu aller plus loin.
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critiques de
Stéphane Leblanc :
1
7,0
2
5,8
3
8,2
4
6,0
5
8,0

Certains artistes accouchent systématiquement dans la douleur de leurs oeuvres. René Laloux aura été de ceux là. Il faut dire que l'homme qui n'avait pas sa langue dans sa poche et des idées bien arrêtées sur ce qu'il avait envie de montrer au public, ne forçait pas la collaboration facile. Son plus grand problème : avoir été systématiquement en avance de deux ou trois trains sur ce que le public "pouvait" absorber. Alors même si La Planète sauvage a su rencontrer son (un) public, Laloux aimait à rappeler (non sans amertume) que le film était surtout présenté comme étant une oeuvre de Topor qui était alors "furieusement tendance" à l'époque.
Du coup, "Les Maîtres du temps" eu beaucoup plus de difficulté à s'imposer, et ce malgré la présence artistique de Moebius.
Il faut dire, que si l'animation arrive aujourd'hui à "s'imposer" au public adulte, ce n'était certainement pas le cas au début des années 80 qui considéraient encore ce média comme un territoire exclusif des enfants.
Et d'ailleurs, curieusement, le succès "culte" à postériori du film s'est fait grâce aux jeunes de l'époque qui ont largement apprécié le film malgré un thème plutôt imperméable de prime abord : le paradoxe spatio-temporel. Et bien les adultes s'y sont perdus tandis que les jeunes d'alors ont senti venir toute une série de récits incroyables. Voilà pourquoi aujourd'hui, ce DVD était tant attendu par toute une génération. Alors oui, le film a vieilli. Oui, avec des yeux d'adulte, le film souffre de beaucoup de faiblesses. Oui, on sent aujourd'hui plus que jamais le manque de moyens flagrant dont ont souffert Laloux et ses collaborateurs. Mais cette fable de science-fiction garde une place bien à elle dans les esprits et fait partie de ces films que l'on veut absolument posséder à côté de tous ces films qui n'ont pas eu le droit au terme "chef-d'oeuvre" mais qui ne sont pas passés loin (j'ai entendu "Howard le canard" ?). Bref, culte, un incontournable de l'animation française, nostalgie forcément, ... toute résistance est inutile...
 4,5 / 5  GENERALITES
1 point1 point1 point1 point1/2 point
C'est inespéré de voir un tel traitement sur une oeuvre "maudite". Remastérisation, création et récolte de bonus... Merci à Opening ! Maintenant, ces "Maîtres du temps" sont à l'abri.
Menus très colorés, navigation simple, l'écrin est impeccable.
 4,5 / 5  SUPPLEMENTS
1 point1 point1 point1 point1/2 point
Ce n'est jamais assez ! Et pourtant l'éditeur s'est donné les moyens d'entourer le film de bonus intéressants.

On le sent surtout avec la pièce principale "De l'orphelin de Perdide aux Maitres du temps", une série d'interviews (dont la dernière de René Laloux) qui revient sur les aspects difficiles du montage d'un tel film. Mais même les 37 minutes de ce documents sont trop courtes ! On aurait aimé entendre plus d'intervenants. Où sont par exemple les ingénieurs du son qui avaient créé une atmosphère incroyable ? Où sont les informaticiens qui avaient créé le plan 3D de la station des Maîtres du temps à la fin du film ? Le film gardera peut-être ainsi une grande partie de mystère et de poésie...

Autre ultime interview, celle de Stefan Wul qui revient sur sa carrière et bien évidemment sur sa rencontre avec Laloux qui voulait à l'époque adapter les 11 livres qu'il avait écrit...

Un comparaison film/storyboard permet d'apprécier le fabuleux travail de Moebius avec possibilité de ne voir que les vignettes du storyboard grâce au multi-angle.

un trop court diaporama permet également d'apprécier le travail de recherche graphique de Moebius. Des dessins rares.

Avant de travailler sur Gandahar (le DVD c'est quand vous voulez !) Laloux s'est "fait la main" sur les dessins de Caza avec le court métrage "Comment Wang Fo fut sauvé" d'après un conte oriental. L'animation minimimaliste sert ici une fable contemplative sur la capacité à rêver et sur le pouvoir des images (ici la peinture). Un incontournable pour les collectionneurs des oeuvres de Laloux.

Toujours intéressant, rien que pour la curiosité, la bande-annonce de l'époque du film est en plutôt bon état et permet de se rendre compte de la façon dont a été "vendu" le film au public...

Voilà, on aimerait que ça ne s'arrête pas si vite, mais saluons tout de même les efforts considérables et nécessaires de l'éditeur à la récolte de toutes ces archives.
 4,5 / 5  IMAGE
1 point1 point1 point1 point1/2 point
Un fabuleux travail d'encodage permet enfin de (re)découvrir cette oeuvre aux couleurs incroyables et avec une qualité que nos vieilles VHS n'ont jamais approché, même de loin...
Les seuls défauts visibles sont à mettre sur le compte de la prise de vue d'origine qui donne parfois des scènes un peu floues. Mais pour le reste, le spectacle est au rendez-vous.
 5,0 / 5  SON
1 point1 point1 point1 point1 point
Que ce soit le fan d'origine ou le home-cinemaniaque, tout le monde est servi ici grâce à deux pistes très fidèles.
Le première est en stéréo et offre au film une ambiance sans artifice.
La deuxième est en 5.1 et vaut le détour. Un vrai travail a été effectué ici au lieu de propulser bêtement le son sur toutes les enceintes comme c'est souvent le cas pour des films de cet âge. Ici, les ambiances sont fines et quelques effets bien sentis viennent ajouter un côté plus "spatial" au film. Une remastérisation réussie !
Configuration de test :
- Vidéo projecteur Toshiba TDP-MT500
- Pioneer 656
- Yamaha RX-V393RDS
- kit enceintes & caisson Yamaha NSP-300
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