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CITIZEN KANE (Édition Collector)
USA , 1941 Mercury Productions, RKO Radio Pictures Inc.
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1,00 |
Vote dvdfr |
Vote public |
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Un retour à Rosebud dans toute la splendeur du numérique. Un
coffret d'une beauté apocalyptique, que tout cinéphile doit
conserver et chérir religieusement.
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Retrouvez les dernières
critiques de
Giuseppe Salza :
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Pourquoi Rosebud ? La quête vers la signification ultime du
dernier mot sur les lèvres d'un Charles Foster Kane mourant
est - en fin de compte - le Graal du cinéma lui-même. "Citizen
Kane" apporte la vérité par l'image : la vie entière d'un
magnat fictif de la presse (mais en réalité totalement inspiré
de William Randolph Hearst) qui finit pour se renfermer dans
un château flamboyant, pour essayer en vain de capturer un
vieux rêve d'enfance. Un étrange destin, lié à Orson Welles
lui-même, qui ne put jamais égaler la perfection de son
premier film. Et d'ailleurs, comment pourrait-on faire mieux
de "Citizen Kane" ? Soixante ans après sa gestation, ce film
est un Xanadu qui rappelle au Septième Art ses limites. Un
miracle foudroyant et délicat, que personne depuis a jamais su
répliquer ou égaler...
          K comme Kane. Une seule lettre occupe la sérigraphie du
disque, et cela suffit. Edition Montparnasse savait que
"Citizen Kane" était le projet de tous les dangers. Comment
soigner la sortie en DVD du chef-d'oeuvre absolu de toute
l'histoire du cinéma ? Avec un coffret surdimensionné (21 cm x
21) et beaucoup de conscience cinéphile. Un intérieur tapissé
d'articles d'époque, un livret luxueux (et cette fois c'est
vrai) et amplement illustré, une navigation dans les menus
particulièrement séduisante, des bonus et suppléments qui
méritent le détour. Tout est beau dans le DVD de "Citizen
Kane", même le prix (qui reste dans des limites raisonnables,
malgré le tirage limité). L'art et la matière d'un objet à
chérir comme un livre d'art, un peu comme Metropolis
de Films Sans Frontières.
          La sortie du LaserDisc NTSC de Criterion de "Citizen Kane"
était l'évènement qui avait porté l'homevideo sur une autre
planète. La richesse de ces contenus est toujours égarée dans
le limbo. Mais Edition Montparnasse démontre qu'on peut créer
ou offrir des contenus de qualité même de cette coté de
l'Atlantique. Le documentaire "Image par image" est
littéralement un texte d'école pour les théoriciens du cinéma
: une vraie autopsie du film image par image, pour décortiquer
les innovations et les obsessions de Orson Welles. Le disque
offre aussi un 2ème document de 10 minutes, qui explique
efficacement le contexte de l'oeuvre. La partie bonus est
complétée par la bande-annonce originale (en VO sous-
titrable), et un écran qui renvoie vers le site Internet du
DVD (mais sans lien direct). Cerise sur le gâteau, le livret
illustré qui accompagne le coffret est un petit bijou.
          Le DVD d'Editions Montparnasse adopte la même ligne
"politique" de Criterion, qui avait freiné les tons gris (une
constante du cinéma de l'époque), pour renforcer les noirs
profonds et la violence des contrastes de la photo de Gregg
Toland. Le DVD s'efforce de garantir le même résultat - au
risque d'étonner une partie de l'audience - tout en se battant
contre les détériorations de la source d'origine. La pellicule
est en assez bon état (presque pas de griffes ou rayures),
mais les fourmillements vidéo sont le prix à payer pour
maintenir la définition (on arrive à lire le mot "Rosebud" sur
le travelling final, ce qui était mathématiquement impossible
dans les diffusions TV de "Kane").
          Bonne présence de la piste sonore originale, qui restitue
l'incroyable équilibre tonal (pour l'époque) du film : toutes
les réverberations sont là, et pendant les débuts
catastrophiques de la chanteuse d'opéra, on a envie de se
boucher les oreilles. A noter que "Citizen Kane" ne fut jamais
doublé en français (le film d'Orson Welles sortit en 1946, en
plein après-guerre).
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