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LA DERNIÈRE MAISON SUR LA GAUCHE
Last House on the Left
USA , 1972 Sean S. Cunningham Films, Lobster Enterprises
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Vote public |
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L'ancêtre de tous les slasher-movies a beaucoup vieilli, mais
cette édition très soignée (et cinéphiles) sera très appréciée
par les fans de Wes Craven. Le meilleur DVD à 99 francs à ce
jour.
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Retrouvez les dernières
critiques de
Giuseppe Salza :
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La réputation sulfureuse de "Last House on the Left" n'est
plus à faire. Le deuxième film de Wes Craven (le premier -
effacé de la plupart des filmographies - était un porno)
s'inspire très librement de "La source" d'Ingmar Bergman,
façon survival glauque avec caméra à la main et gore
dégoulinant. Le film décrit de façon explicite les
humiliations, les tortures, les viols et le meurtre de deux
jeunes filles qui tombent dans les mains d'une bande de
voyous. Mais l'histoire n'est pas finie. Les malfrats se
réfugient par erreur dans la maison des parents d'une des
victimes, et la vengeance sera atroce.
Même si le film a beaucoup vieilli, "La dernière maison sur la
gauche" demeure un slasher-movie extrême, à ne pas mettre dans
les mains des âmes sensibles. 30 ans après sa gestation, le
film perd beaucoup de son impact. Mais il représente un
document historique de l'âge illuminé des horror movies brutes
et sauvages, lorsque les Tobe Hooper et Carpenter tournaient
leurs films sans se soucier des sondages marketing et du
politically correct. Images d'autres temps, donc...
          Il s'agit d'un disque à 99 francs édité par un label ultra-
indépendant, mais on ne s'aperçoit pas pour un seul instant.
Plein de DVD "premium" n'ont pas la moitié de ses contenus !
Un packaging de toute beauté, avec disque sérigraphié. Si les
menus sont fixes (mais en 16/9), le livret de 8 pages dépliées
vaut amplement le détour : son long texte explique le contexte
social de cette oeuvre extrême de Wes Craven. L'éditeur fait
l'effort de récupérer la VO ; en revanche, les sous-titres
français sont imposés sur la bande-son originale.
Note : le disque ne mentionne pas de quel montage du film
s'agit-il ("La dernière maison sur la gauche" fut amplement
persécuté par la censure à plusieurs reprises). D'après nos
souvenirs, il s'agit d'une version très complète : sans doute
pas le montage ultime du film, mais une édition qui remet en
place les scènes gore coupées dans d'autres marchés.
          Le vrai supplément du disque est son livret. Il retrace avec
efficacité le contexte du film, et il propose aussi une
filmographie vraiment complète de Wes Craven. Cette dernière
se retrouve aussi dans le disque (en mode déroulant). Son
bonus principal est la bande-annonce originale (en VOST), avec
son slogan qui fit le tour du monde : "it's only a
movie...it's only a movie..."). Une vraie pièce de collection.
          Hum. On connaît les conditions limite du tournage, et le
budget limité du film. Personne ne s'attend pas à des
miracles. Mais la compression offre un petit festival de
fourmillements et drops vidéo. La définition est au stricte
minimum. En revanche, l'état de la colorimétrie est dans un
état meilleur de ce qu'on aurait pu craindre. Honneur aussi à
l'éditeur, pour avoir proposé un master en 16/9, ce qui
n'était pas du tout évident.
          Des fréquences très limitées, mais la VO et la VF (en mono)
restent malgré tout assez claires et intelligibles. La chanson
country-pop "The road leads to nowhere" donne un aspect encore
plus décalé au film
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