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Amistad

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AMISTAD
USA , 1997
DreamWorks SKG, HBO
8  

Vote dvdfr

Vote public

Un film sur l'esclavage dont on ne ressort pas indemne, mais un DVD condamné au pain sec et à l'eau.
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critiques de
José Aguiar :
1
6,8
2
5,8
3
6,8
4
7,2
5
8,2

"Amistad" est sûrement le film de Spielberg le plus sous- estimé. Ereinté par la critique lors de sa sortie, il se paya un bide monumental, ce qui ne manqua pas de faire grincer les dents des dirigeants de la Dreamworks SKG qui comptaient sur un nouveau succès du maître pour asseoir leur studio au coté des grandes Majors (succès qui viendra deux mois après avec Deep Impact).

Après le souvenir éprouvant de La Liste de Schindler, les critiques se sont demandés ce qui était arrivé au wonderkid, pour avoir pondu un film aussi long, didactique et rébarbatif (a t-on dit à l'époque).

Aujourd'hui, beaucoup révisent leur copie, et même si ce film est plombé par quelques longueurs, il faut avouer qu'il possède une force peu commune pour un produit hollywoodien. Comment oublier la traversée de l'Atlantique à bord du Tecora, ou la mutinerie du début, il y a dans ce film des images qui vous hantent à jamais. On a souvent glosé sur les 25 premières minutes du Soldat Ryan, mais l'introduction d'Amistad, bien que "muette", est très riche au niveau cinématographique et se suffirait presque à elle-même (ce qui ne manquera pas de nous rappeler l'ébouriffant prologue des "Aventuriers de l'arche perdue").

L'histoire, vraie, de ce groupe d'esclave mutinés, capturé par un navire américain au large de la nouvelle Angleterre, défraya la chronique en 1815, puis tomba dans l'oubli. Sous l'impulsion de la productrice Debbie Allen (la prof de danse de "Fame") Spielberg s'attela à la réalisation sitôt Le Monde perdu - Jurassic Park mit en boite.

Du jeu inspiré de Djimon Hounsou (qui porte presque le film sur ses épaules) a celui tout en finesse de Morgan Freeman (lorsqu'il découvre les chaîne à bord de l'"Amistad", il vous transmet son angoisse) l'interprétation est sans faille.

Spielberg y trouvera un véhicule idéal pour ses thèmes favoris que sont les relations père fils (ici transformées, on y parle beaucoup des relations ancetres-descendance), de la transmission de la mémoire (par les histoires qu'on y raconte de façon orale, écrite avec la bible, ou filmique, le film en étant le dernier témoignage) et de la communication entre les être (Cinque n'est il pas un nouvel "E.T." parachuté en terre inconnue ?).

En revanche, en atténuant le fait que les américains se livraient aussi a l'esclavage, Spielberg perd la force de sa conclusion : Cette affaire anodine qui divisa le pays, trouva un terme dans la guerre de Sécession, un grand grand pays comme les USA devra se livrer à une révolution pour assurer la liberté de tous.

Malgré quelques faiblesses, "Amistad" restera un témoignage poignant sur l'esclavage, un film essentiel.
 3,0 / 5  GENERALITES
1 point1 point1 point0 point0 point
La jaquette, très sobre, reprend l'affiche du film, le recto raconte l'histoire dans ses grandes lignes, design sobre. Un feuillet (plutôt qu'un livret) d'information avec le chapitrage, un disque sérigraphié au ton très rouges, de même que les pages du menu qui contraste avec la photographie hivernale de Janusz Kaminski. Menu fixe et muet, à l'exception de la page principal baignée par la musique douce de John Williams.
 3,0 / 5  SUPPLEMENTS
1 point1 point1 point0 point0 point
On était habitué à plus somptueux avec les Spielberg, plein de bonus, des super making of, des scènes coupées, du collector quoi...

Là ce n'est pas le cas ; un livret avec des notes de production, une bande annonce, un making of de 25 minutes, mais... pas un sous-titre ! On assiste à un retour en arrière des éditions DVD où aucun suppléments n'était traduit.

Merci Dreamworks.
 5,0 / 5  IMAGE
1 point1 point1 point1 point1 point
Une image sublime, la lumière du film est parfaitement restituée, pas un défaut de compression à signaler.
 5,0 / 5  SON
1 point1 point1 point1 point1 point
De très bonnes ambiances, enveloppantes à souhait. Les trois versions du film sont au même niveau, sauf lors de la première partie où la version italienne se montre légèrement plus détaillée.
Configuration de test :
- Téléviseur 16/9 Samsung 16/9 70 cm
- Sharp DV-560S
- Pioneer 609 RDS
- Pack JBL SCS 75
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