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THE THING (Édition Collector)
USA , 1982
Universal, Turman-Foster
8,5 7,50

Vote dvdfr

Vote public

"The Thing", film noir et apocalyptique, est revenu d'entre les morts dans une édition mutante : les plus beaux suppléments y côtoient les plus grosses fautes de goût (pas de 16/9 et les notes sont en anglais).
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critiques de
José Aguiar :
1
6,8
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Présenté en 1982, une année exceptionnelle, "The Thing" eut maille à partir avec les autres films sortis à la même période, et qui sont devenus des classiques du fantastique eux aussi : "E.T.", "Conan le barbare", "Videodrome", Mad Max 2, Blade Runner (Director's Cut), "Tron", "Evil Dead", "Le loup-garou de Londres" et Poltergeist. Le film ne trouva pas, hélas, son public tout de suite, et signifia le début de la marginalisation de Carpenter, qui ne retrouva jamais le succès de New York 1997 (Édition Collector).

Mais, aujourd'hui encore, "The Thing" continue de marquer les esprits. Même après plusieurs visionnages, les scènes d'effets spéciaux n'ont rien perdu de leur impact. Simplement parce que le cinéaste profite de ces scènes pour solliciter d'avantage l'imagination du spectateur. C'est le principe de la porte fermée, chère a Stephen King dans son "Anatomie de l'horreur".

Imaginez une porte derrière laquelle on sait qu'un monstre est tapis, on l'entend grogner, faire crisser ses griffes sur la porte. Notre imagination prend le relais, fantasmant les pires chimères, si bien que lorsque la porte s'ouvre, on se sent soulagé : certes le monstre est horrible, mais nous l'avions imaginé encore plus horrible. Quoi que nous montrent les images, cela n'a rien à voir avec ce que notre imagination en roue libre avait redouté.

Or, s'appuyant sur une idée géniale de Rob Bottin (le créateur des monstres), qui prévoyait que, à chacune de ses transformations la chose laisserait apparaître des éléments de créatures qu'elle avait assimilées sur d'autres mondes, Carpenter n'ouvrira jamais la porte, il l'entrebâillera juste, laissant entrapercevoir ce à quoi la chose pourrait ressembler. Avec ces morceaux de puzzle, notre imagination essayera de se la représenter. S'abreuvant des images, apocalyptiques, des corps calcinés et déformés, elle empreintera le sentier tortueux et encaissé de la terreur.

Finalement, ce qui nous effraie le plus dans ce film, ce sont nos propres peurs inconscientes.
 3,5 / 5  GENERALITES
1 point1 point1 point1/2 point0 point
Une belle jaquette avec la mention "collector" mais qui pêche par excès d'optimisme en annonçant un "16/9 compatible 4/3", alors que le film est "4/3 compatible 4/3".

Un livret d'information, bien illustré, comprenant aussi la liste des chapitres, se trouve à l'intérieur du boîtier. Le disque n'est pas sérigraphié, et c'est dommage. Le menu fixe est sonorisé (musique) pour la page principale et les pages bonus. Les curseurs de navigation sont en forme de boutons, un design typiquement Universal de la première génération, qui enlève à l'édition DVD toute particularité.

Pour parfaire le tout, le menu ainsi que les différentes notes de production sont uniquement en anglais, aucun moyen de les commuter en français.
 5,0 / 5  SUPPLEMENTS
1 point1 point1 point1 point1 point
Une vraie édition collector, et sur un seul disque qui plus est (mais on aurait volontiers accepté deux disques en échange d'une image 16/9 anamorphique) :

La terreur prend forme est un palpitant documentaire (VOSTF et chapitré) sur le film (1 h 20). Toute la conception du film et surtout le fabuleux travail de Rob Bottin sur la chose y sont décortiqués.
Commentaires audio de John Carpenter et Kurt Russell, dont vous ne pourrez profiter que si vous êtes anglophones.
Vient ensuite toute une série de notes et de photos sur le film, classées en plusieurs chapitres :
- préproduction, avec des photos du film de Hawks et Nyby ;
- casting ;
- dessins préparatoires : story-boards et les premiers croquis de la créature ;
- repérages : avec les croquis de la base polaire et la construction du décor ;
- tournage : des photos et des croquis du tournage en studio et en extérieur ;
- postproduction : des photos d'Ennio Morricone, qui composa la musique, des photos de l'avant-première (où l'on aperçoit la fameuse Elvira) et les concepts d'affiche.
On trouve ensuite : les scènes coupées (VOSTF) qui n'apportent pas grand chose au déroulement de l'histoire. La fin alternative (un happy end) n'y figure pas. Les habituelles notes de production sont redondantes au vu de ce qui précède. La bande-annonce (VOSTF) est très bien conçue, son introduction terrifiante. Le DVD contient aussi les filmographies de John Carpenter et de Kurt Russell. Enfin, les liens Internet clôturent cette édition bien fournie.

Avec cette profusion de suppléments, on aurait aimé une localisation totalement en français. Dommage que toutes les notes ne soient qu'en anglais.
 4,0 / 5  IMAGE
1 point1 point1 point1 point0 point
Gros regret : pas de 16/9 anamorphique. Sur une TV à écran large on est obligé de zoomer, ce qui dévoile quelque peu le lignage. Heureusement, le master d'origine est assez bon pour que cela ne soit pas trop préjudiciable (en effet les lignes ne sont pas trop visibles, malgré le décor blanc de la neige). En revanche, ça devient vraiment énervant pour les sous- titres, car ils sont oblitérés en partie par le zoom (ce qui empêche de profiter de la VO 5.1).

La pellicule est un peu abîmée au début du film (la scène de l'hélico), mais présente une bonne tenue par la suite. Enfin, la compression est excellente, et ce, malgré les nombreuses scènes sombres.
 4,5 / 5  SON
1 point1 point1 point1 point1/2 point
La remastérisation 5.1 de la VO fait merveille, sans toutefois atteindre la richesse des bandes-son actuelles. Elle nous gratifie tout de même de quelques beaux effets surrounds, et d'une ampleur qui fait paraître plus grande la pièce dans laquelle vous vous trouvez. L'image stéréo y est la plus détaillée.

La VF, surround, s'en tire honorablement, bien que d'un niveau inférieur. La version italienne souffre d'une mise en avant trop prononcée des dialogues, défaut qu'elle partage avec la version (mono) espagnole.
Configuration de test :
- Téléviseur 16/9 Samsung 16/9 70 cm
- Sharp DV-560S
- Pioneer 609 RDS
- Pack JBL SCS 75
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