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15 minutes


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15 MINUTES (Édition Prestige)
15 Minutes
USA , 2001
New Line Cinema, Industry Entertainment, Tribeca
9,25 7,00

Vote dvdfr

Vote public

Un thriller avec en toile de fond la télévision à scandale américaine. Si le film hésite entre action et réflexion, Metropolitan/Seven 7, lui, a tranché et nous offre un édition DVD "Prestige" réellement brillante et soignée. On retiendra une interactivité ludique et intelligente, une très bonne technique sonore et visuelle et des bonus très bien pensés.
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critiques de
Jean-Eméric Danco :
1
6,2
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7,0
3
9,2
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7,2
5
4,8

La télévérité au centre de tous les débats...

Le réalisateur américain John Herzfeld a souhaité aborder ce sujet en dénonçant ses nombreux travers. Si sur un plan formel le résultat est satisfaisant, sur le fond, l'ensemble manque quelque peu d'épaisseur. Le film semble trop hésiter entre l'action et la réflexion si bien qu'il en finit par tomber dans un léger schématisme sémantique. Le scénario est pourtant relativement excitant : il nous renvoie à certaines de nos pulsions voyeuristes les plus viles...

L'histoire met en scène un policier new-yorkais starisé par la télévision (Robert de Niro) et un jeune spécialiste de la Brigade des incendies (Edward Burns). Ensemble, ils vont traquer deux ex-taulards des Pays de l'Est fraîchement débarqués à New-York et prêts à tout pour vivre, à leur façon, le rêve américain...

Dans un pays où tout est Business, où tout peut-être filmé et revendu à des télévisions friandes de scoop "boosters" d'audimat, Oleg et Emil vont s'acheter une caméra DV et tout filmer...
 4,5 / 5  GENERALITES
1 point1 point1 point1 point1/2 point
Si elle n'est présentée que dans un simple boîtier Amaray, cette édition mérite amplement son cachet "Prestige". On le sait, Metropolitan/Seven 7 sait soigner certaines de ses éditions.

L'interactivité est un modèle du genre. L'authoring est ludique : menus sonorisés et animés un peu à la manière d'une émission de grands reportages. Notons également l'utilisation d'un procédé de sous-titrage original : au cours de la lecture on peut accéder, sous forme de sous-titres, à des informations concernant les acteurs, l'équipe technique, les lieux de tournage, les thèmes abordés à l'image. Petit bémol : cette fonction n'est activable que si le film est lu en VF/VO sans sous-titrages de dialogues.

Pour le reste, cette édition nous offre un 16/9 anamorphique, deux pistes VF et VO en DD 5.1 et de nombreux bonus bien pensés. Enfin, l'ensemble de l'oeuvre est découpé en vingt-et- un chapitres présentés dans un sous-menu en forme de régie TV virtuelle.
 5,0 / 5  SUPPLEMENTS
1 point1 point1 point1 point1 point
Un commentaire audio (VOST) :
Quel bagou de la part du réalisateur ! Aucun temps mort dans le commentaire ! Son monologue se révèle exalté mais riche en anecdotes sur la génèse du projet, le casting et le tournage. On y apprend notamment que les Studios US ont longtemps refusé le scénario.

Les documentaires (VOST) :
"La télévérité" est un document dans lequel interviennent quelques présentateurs et producteurs de la télé US. On reconnaîtra, entre autres, le célèbre Jerry Springer (son émission vedette est un peu l'équivalent d'un "C'est mon choix" ou "Ca se discute" version trash, impudique et racoleuse). Au sujet de la "télé scandale", celui-ci affirme qu'il "fournit l'arène ; en Amérique tout le monde peut s'exprimer". L'ensemble est émaillé d'extraits de "15 minutes". Jusqu'où les producteurs de ce type d'émission sont prêts à aller ? Quelles sont les limites et quel est le réel sens de ce type de télévision ? Autant de questions qui sont soulevées dans ce document intéressant mais forcément trop court.
"Le crime paie-t-il ?" est un mini débat réunissant divers intervenants (écrivain, journaliste, policier, avocat...) autour de la question de savoir si la télévision est prête à dépenser n'importe quelle somme pour obtenir une exclusivité filmée, aussi sordide soit-elle, pour faire grimper son audimat. Les propos sont relativement pertinents mais les points cruciaux ne sont qu'effleurés... On est loin tout de même des "Dossiers de l'écran" !

Six scènes coupées (VOST) :
Elles peuvent être visionnées avec ou sans le commentaire audio du réalisateur. C'est parfois la mort dans l'âme que celui-ci a dû les couper au montage. Toujours selon lui, ces scènes étaient bonnes mais auraient pu, suivant le cas, freiner ou augmenter le rythme du film. On appréciera que celles-ci soient présentées en 16/9.

Les répétitions (VOST) :
C'est plutôt astucieux de pouvoir les visionner avec, en bas de l'écran, une incrustation en temps réel de la scène telle qu'elle apparaît dans la version finale.

Les vidéos d'Oleg (VOST) :
Afin de donner plus de réalisme, le réalisateur a demandé à l'acteur Oleg Taktarov et au directeur photo Jean-Yves Escoffier de filmer en vidéo les scènes de meurtre pendant qu'elles étaient jouées. Le résultat est brutal et froid. Sans musique, sans effets sonores, ces scènes prennent une dimension supplémentaire.

Les bandes-annonces :
Il s'agit de celles de "15 minutes" proposées successivement en VF et VOST.

Un Clip Vidéo :
Une reprise honnête mais sans grand souffle du classique de Bowie co-écrit à l'époque avec John Lennon.

Les filmographies :
Neuf fiches complètes sur le casting du film.

Bonus caché : un teaser de "15 minutes" en DD 5.1, 16/9 (VOST) : Sur l'écran des bonus, cliquez à droite de "Bandes- annonces" pour faire apparaître le point rouge.
 5,0 / 5  IMAGE
1 point1 point1 point1 point1 point
Une image zéro défaut. Aucun souci de compression, des contrastes parfaitement définis… Une démonstration visuelle qui ravira les plus exigeants.
 4,0 / 5  SON
1 point1 point1 point1 point0 point
Disons-le tout de suite, les deux pistes VF et VO présentées en DD 5.1 ne font pas jeu égal. La VF est bien plus performante : elle est plus claire, plus dynamique, beaucoup moins étouffée que son homologue anglaise ; elle offre davantage d'effets surround. Au final, vous l'aurez compris, optez pour la VF même si De Niro en VF n'est plus vraiment De Niro...
Configuration de test :
- Téléviseur 16/9 Panasonic TX PK20F 16/9 82 cm 100 Hz
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- Sony STR-DE 545
- Enceintes Sony : frontales (SS MF415), Surround et centrale (SS CR290), caisson de graves Sony SAW M
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