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98 994 noms |
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DRIVEN
USA , 2001 Warner Bros, Franchise Pictures
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| 7,75 |
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Vote dvdfr |
Vote public |
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Avec "Driven", Warner balance sur le marché une édition aussi peu finalisée que le film en
lui même, avec un menu passe- partout qui est un grand retour en arrière pour une maison
d'édition qui, bien qu'ayant un style propre, se trouve enfermée dans sa propre conception du
DVD.
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Retrouvez les dernières
critiques de
José Aguiar :
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Warner nous a présenté l'année dernière une production qui a fait grand effet parmi les
cinéphiles végétariens… enfin, je veux dire les amateurs de navets : c'est Battlefield Earth, Terre champ de bataille (Version inédite),
qui n'a laissé de souvenirs durables dans aucune mémoire. Et voilà que cette année, la maison
d'édition aux jaquettes cartonnées lance un DVD qui ne fera pas de carton avec "Driven",
film pénible s'il en est.
Pénible parce que ce film est pratiquement invisionnable. Nous vous conseillons plutôt de
passer directement aux scènes de courses automobiles, parce que c'est là que le film prend
toute son ampleur. Grâce à une réalisation efficace de Renny Harlin, les crashs sont
spectaculaires à souhait, bigger than life pour la plupart, dont celui de Mémo, au chapitre 23,
qui vous cloue littéralement sur place.
Sorti de ces exploits techniques, le film patauge dans une mélasse sentimentalo-bla-
bla, qui n'est pas sans rappeler les meilleurs épisodes des "Télétubbies", tant au
niveau du scénario qu'au niveau du jeu d'acteur. Mention spéciale à Estella Warren,
qui a, semble-t'il, vraiment appris à jouer la comédie devant cette émission pour
enfants.
Pour finir sur une note optimiste, avouons qu'il existe pire que "Driven", comme
Vercingétorix, par exemple, (celui qui arrive à le voir en entier fait preuve d'une abnégation
digne d'un saint) ou Promenons-nous dans les bois (si vous êtes parvenu à rester devant ce
film jusqu'au bout, vous avez dû vous endormir par mégarde).
Idéalement, il aurait fallu inclure dans ce DVD un bout à bout des scènes de F1 en 16/9 et
5.1, pour aller droit à l'essentiel.
          Warner s'est fendu de la plus basique des présentations pour cette édition qui, il faut bien
l'avouer, est bâclée. À commencer par une jaquette classique ; les annotations sont claires et
précises, comme toujours avec Warner, mais c'est du côté des illustrations que cela pèche :
deux misérables photos au recto, un photomontage insipide en guise d'affiche. Dernier détail,
et c'est surement le pire, les couleurs de cette jaquette se partagent entre le noir, le jaune et le
bleu : c'est affreux.
Coté menu, c'est le grand retour en arrière : photomontages approximatifs en guise de fond
d'écran, et le bourdonnement des voitures comme accompagnement sonore, seulement sur le
menu principal qui plus est.
Bref, une édition catatonique qui laisse présager le pire.
          À tout seigneur, tout honneur. Le premier gros morceau de cette édition se caractérise par la
présence d'un commentaire audio de Renny Harlin, dont on ne pourra profiter que si l'on est
bilingue. Voilà donc bien des explications sur les choix artistiques approximatifs du
réalisateur.
Deux making of lui succèdent ; tous deux très courts. Le premier brosse les grandes lignes
du tournage dans un exercice de style consensuel, où l'on apprend que le film c'est trop de la
balle , que toute l'équipe est sympa et que tout le monde va adorer. Bref, un reportage
presque inintéressant. Presque, parce qu'on y apprend que le tournage se faisait pendant de
véritables grands prix, et que l'équipe de tournage n'avait que quelques minutes pour mettre
en boîte une scène avant de déguerpir et de céder la place à des formules 1 enragées.
"Driven", filmé à la sauce nouvelle vague !
Le deuxième reportage s'attarde sur les effets spéciaux (enfin, s'attarde est un bien grand
mot pour un clip promotionnel de moins de dix minutes): les SFX qui apparaissent dans le
film sont survolés et ceux des scènes coupées sont détaillés (l'embrasement d'une F1
notamment), voire expliqués image par image. Bref, on nous ressort la complainte du "On-a-
fait-sur-ce-film-des-trucs-qui-n'ont-jamais-été-faits". On vous croit !
Autre gros morceau de cette section, les scènes coupées au montage ; en tout cinquante-
deux minutes, dont les deux tiers sont des versions longues de scènes déjà présentes dans le
film. Ce sont des scènes de dialogue dans lesquelles les personnages se dévoilent et trouvent
un peu plus de profondeur, mais bien trop longues pour figurer telles quelles dans le montage
final, car elle ne viendraient qu'alourdir une histoire bien trop poussive. Bref, on comprend
que Renny Harlin ait dû tailler dans le vif des rushs pour pouvoir présenter un produit tout
juste potable, et que "Driven" soit le champion 2001 des faux raccords.
On nous propose aussi la bande-annonce techno-remuante en 16/9 mais en dolby surround,
qui a le bon goût de ne pas reprendre les meilleures scènes du film.
Une bande-annonce d'un autre genre est aussi proposée : celle du jeu sur PS 2. (J'ai aussi
bien sur ma SuperNitendo du siècle dernier.)
Enfin, le classique Casting et équipe technique vient clôturer le tout, à savoir que la
filmographie des acteurs n'est pas disponible.
          Comme d'habitude chez Warner, autant dans le domaine artistique..., autant côté technique
c'est parfait. Une image nette, à la compression parfaite.
On s'étonnera simplement d'une image un peu brûlée par la lumière, qui enlève le côté
glamour et léché de la photo hollywoodienne, et donne l'impression d'un manque de détails
tout en renforçant le réalisme de certaines scènes.
Enfin, et c'est une remarque récurrente, la très bonne tenue de l'image souligne le caractère
imparfait de certains effets spéciaux.
          Les versions anglaise et française jouent presque à armes égales : une stéréo avant de tous
les instants ; des effets surrounds, qui, sans être outranciers, savent être efficaces, surtout lors
des courses, pendant lesquelles on assiste à une foire au 5.1 détonnante. Mais, des deux
versions, on préférera la version originale, car le doublage français est de bien piètre qualité et
semble avoir été traité par-dessus la jambe, alors que le mixage, lui, a été soigné.
Une fois n'est pas coutume, c'est la version italienne qui remporte la palme. Même si elle
souffre d'un doublage trop appuyé, elle bénéficie d'une bande-son bien plus présente, plus
ample que les deux autres langues. On se précipitera donc sur cette piste pour sentir le
grondement sourd des moteurs et le bourdonnement des F1 sur les 5 canaux. Du bon boulot.
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