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Dragon rouge

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DRAGON ROUGE
Red Dragon
USA, Allemagne , 2002
Dino De Laurentiis, Universal Pictures, MGM, Scott Free Productions
8,25 6,00

Vote dvdfr

Vote public

Un petit dernier conseil de votre serviteur : salon dans l'obscurité, ampli bien chaud et assurez-vous que personne ne puisse vous entendre crier... Au menu du festin, des images pas toujours parfaites mais un rendu sonore exceptionnel.
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critiques de
Aurélien Poisot :
1
8,2
2
8,8
3
8,8
4
8,8
5
9,2

Après avoir failli perdre la vie en arrêtant le psychiatre cannibale Hannibal Lecter (Anthony Hopkins), le détective- médium Will Graham (Edward norton) quitte le FBI pour aller profiter d'une retraite paisible (et méritée ???) avec sa petite famille. C'était sans compter Jack Crawford (Harvey Keitel), son ancien patron, qui l'appelle au secours pour coincer un tueur en série (un quoi ?) ayant déjà massacré deux familles entières.

Contrairement aux autres thrillers psychologiques, dans ce film, il y a de l'humanité dans les personnages. Bien sûr, ils sont capables de choses inhumaines, mais ce sont des êtres réels, des êtres vivants. Je voulais montrer qu'ils n'étaient pas monstrueux dès leur naissance, qu'il résidait toujours une part d'humanité enfouie au fond d'eux.

Ces propos de Brett Ratner caractérisent assez bien l’esprit du film tel qu’il l’a conçu. On aurait bien sûr pu s’attendre à une déferlante d’images "chocs", volontairement traumatisantes. Mais non, la richesse du film s'est révélée dans l'implication de ses personnages et l'intensité du suspense.

N'oublions cependant pas Le Silence des agneaux (Édition Collector) et Hannibal (Édition Collector) qui laissent une empreinte bien profonde et donnent une saveur particulière à ce premier épisode de la trilogie.

Il faut par ailleurs se rendre à l'évidence : le public aime Hannibal Lecter – Anthony Hopkins – car il est terrifiant, charismatique, cultivé et qu'il tue sans hésiter les personnes que le public veut voir mourir. La preuve : fort de son expérience dans la sitcom et surtout les "Rush Hour", Ratner offre à notre cannibale préféré les plans fixes idéaux pour donner libre court à sa gestuelle.

Je souhaite maintenant aborder les comparaisons "Dragon Rouge" avec Le Sixième sens de Michael Mann datant de 1985. Les deux films n'ont rien à voir si ce n'est la volonté de la part des deux réalisateurs de faire une adaptation du roman de Thomas Harris. Il est vrai qu'aujourd'hui il est de bon ton de regretter les choses qui ont été faites "au bon vieux temps" avec les traditionnels "c'est pu c'que c'était avant".

J'ai personnellement bien aimé Le Sixième sens mais quel rapport avec la trilogie (pour l'instant...) Hannibal quand on constate que Lecter s'appelle Lektor ? Et les ambiances bien spécifiques du Le Silence des agneaux (Édition Collector), où sont-elles chez Mann ? Il est vrai que son film a été tourné avant celui de Demme, mais il serait tout de même temps de bien placer sa confiture cinématographique dans le bon pot...
 4,0 / 5  GENERALITES
1 point1 point1 point1 point0 point
Un disque simple comme son mot l'indique, même si la présence des commentaires audio enrichissent l'ensemble. Des menus splendides, mais toutefois moins achevés que ceux du Zone 1.
 3,5 / 5  SUPPLEMENTS
1 point1 point1 point1/2 point0 point
Le premier commentaire audio sur ce disque réunit Brett Ratner et son scénariste Ted Tally. Sous la forme d'une conversation plus que difficilement audible (on vous mitraille de mots à la 12.7), il reste amusant et retrace le travail des acteurs au travers quelques analyses et anecdotes.

Qui c'est qui devrait tourner sa langue sept fois dans sa bouche ? (mais c'est mieux pour nous qu'il ne le fasse pas) : Brett Ratner qui nous parle de temps à autre de son Superman.

En deux, mention spéciale pour le commentaire audio de la musique. Sympa : on peut presque apprécier le score musical grâce au quasi-mutisme de Danny Elfman lors de son commentaire audio ! Le tout est sous-titré en français.
 4,0 / 5  IMAGE
1 point1 point1 point1 point0 point
Des couleurs bien chaudes et saturées juste ce qu'il faut pour une image cependant moins bonne que celle du Zone 1.

La présence d'une piste DTS et de deux pistes DD 5.1 (en plus des deux commentaires audio - contre une seule DD 5.1 et une DD 2.0 sur le disque américain) n'y est certainement pas étrangère.

De plus, la compression souffre par endroits de quelques vacillements et certains plans larges sont légèrement bruités.
 5,0 / 5  SON
1 point1 point1 point1 point1 point
Une piste DTS qui se révèle un tout petit peu plus dynamique que ses concurrentes en DD 5.1. Il faut dire que celles-ci dernières sont tout bonnement incroyables : les 6 canaux sont tous et merveilleusement exploités (d'où la nécessité du salon obscur et de l'ampli bien chaud). Subtil et profond : voilà deux mots qui caractérisent bien le son de ce film.

On regrette cependant (j'ai déjà entendu cela quelque part, mais où ??...) le doublage parfois plus que douteux de certaines voix (Fiennes par exemple).
Configuration de test :
- Téléviseur 16/9 Philips 32PW 8727 16/9 82 cm
- Thomson DTH5200
- Sony STR-DE 485
- Pack enceintes - caisson de graves JBL SCS 178
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