19 mai 2004 — Il y a de cela quelques jours le SEV (Syndicat de l’Edition Vidéo)
communiquait à la presse les résultats alarmistes constatés sur les
ventes de DVD au premier trimestre 2004. La véracité de ces chiffres
est aujourd’hui fortement contestée……
Dans un communiqué de presse du 14 mai, la SACD (Société des Auteurs et Compositeurs
Dramatiques) déclare s’étonner des chiffres publiés par le SEV concernant le premier
trimestre 2004.
Contrairement à ce que le SEV indique, les ventes de DVD ne seraient pas en forte
baisse mais en forte hausse en valeur et en volume. Et la SACD d’ajouter que cette
contradiction met en relief je cite “l’opacité du secteur de la vidéo et du DVD” et
rend par conséquent d’autant plus urgente la mise en place des mesures de régulation
réclamées par “les créateurs”, comprenez les producteurs, réalisateurs, acteurs… par
opposition aux distributeurs.
Toute la question est de savoir s’il s’agit, de la part du SEV, d’une Simple erreur
de comptabilité ou d’une volonté manifeste d’influencer le débat sur l’Avenir du
support. Rappelons que l’annonce faisant état de fortes baisses constatées sur les
ventes du support est intervenue quelques jours à peine avant l’ouverture du débat
Cannois sur le piratage (voir notre article).
Rappelons également que ce sujet sensible mobilise l’attention et les moyens des
éditeurs vidéo. Que ces mêmes éditeurs sont dans leur grande majorité membres du
SEV. Et que le SEV n’envisage de résoudre le grave problème du piratage qu’à travers
la répression et la coercition. Des méthodes radicales que d’hypothétiques mauvais
résultats en termes de vente justifieraient.
Malgré la profonde indignation que l’on peut ressentir à l’égard de cette erreur
volontaire de diagnostic, l’affaire aura eu le mérite de nous donner deux excellentes
nouvelles. La première est que le DVD ne s’est jamais aussi bien porté. Le support
est par conséquent appeler à durer. La seconde est qu’un organisme aussi respectable
que la SACD veille et oeuvre à une transparence accrue en matière de
commercialisation des DVD.
Nous voilà rassurés…